Buell XB GCode 1.2 par TEX-Design

Plus que vingt ans en arrière, j’avais acheté une voiture entière pour une seule pièce détachée. Ok, c’était pour la restauration d’une ancienne voiture et puisque cette pièce était introuvable à l’époque, j’ai donc dû tirer au canon sur des moineaux. Mais je voulais enfin me mettre dans cette fou… bagnole et rouler. En plus, ceci me permettait de m’approvisionner en pièces pour ce modèle et remplir mon placard avec un stock de pièces rares que je n’ai quand-même jamais utilisées.

Quelques quinze ans plus tard j’ai lu un article dans un magazine sur une firme qui s’est spécialisée dans l’impression 3D de petites pièces comme des baguettes, des grilles et des boutons pour anciennes voitures. Je suis persuadé que ceux –ci auraient pu me fabriquer ma pièce manquante ce qui m’aurait épargné du pognon et du travail.

Aujourd’hui, on peut fabriquer n’importe quoi dans ces boîtes de sorcellerie, allant de la guitare en passant par des pompes jusqu’au flingue 100% fonctionnel. Il était donc clair que tôt ou tard quelqu’un aurait l’idée d’utiliser un de ses appareils pour modifier sa bécane. Ce quelqu’un, c’est Paolo Tesio de la firme italienne TEX-Design et même moi, pas vraiment adepte des formes très futuristes, je dois admettre que cette moto est simplement…WOW !

Mais puisqu’on se rapproche de très près du Voodoo ici, je préfère laisser parler le constructeur de la Buell XB Gcode 1.2 lui-même :

L’idée pour cette moto m’est venue en 2015. Fasciné par sa taille, je voulais toujours mettre main sur un gros V-Twin américain. En plus, j’aimais le caractère et toutes les innovations plus ou moins logiques de la marque Buell. Mais en commençant ce projet, j’ignorais que celui-ci allait m’occuper tellement longtemps. Rien que le développement esthétique et le design ont pris 12 des 18 mois de temps de construction finals. Mais tout ce développement s’est fait entièrement à l’aide de logiciels 3D. D’habitude, on commence projet pareil à partir d’une page blanche et des esquisses pour ensuite importer ceci dans l’univers 3D. En réduisant ces deux étapes sur une seule et commençant tout de suite dans le 3D, j’avais un contrôle total des dimensions et formes tout en gagnant énormément de temps.

Puisqu’une moto est toujours une combinaison de pièces esthétiques et mécaniques, il faut bien veiller à ce que ces deux éléments sont toujours en parfaite harmonie. Pour cette raison, j’ai décidé de scanner chaque élément et détail minutieusement à la main afin d’éviter des mauvaises surprises lors de l’assemblage final. Mais puisque travailler dur apporte normalement son lot de récompenses, je me retrouvais finalement avec des pièces parfaitement précises et ajustées. La réduction du faisceau électrique posait un autre problème puisque le boîtier électronique principal de la XB12R est caché derrière le carénage avant, juste au-dessus du feu avant.

Dès le début, je voulais créer une bécane avec une partie avant hors normes, tout comme avec le kit pour la Ducati Monster. J’ai donc eu l’idée du cache de fourche télescopique (baptisé T.C.S.). Celui-ci est monté à l’aide d’un support complexe aux fixations de garde-boue avant d’origine. Caché derrière une unité de feu avant en provenance d’une Husqvarna, ce châssis permet au feu avant de flotter parallèlement avec la roue. Look hors-normes et agressif garanti !

La structure portante du cadre arrière est conçue afin de rester visible et souligner la ligne radicale de la Gcode. La batterie OEM est remplacée par une unité lithium-ion qui est cachée en dessous de la selle dans un boîtier imprimé en 3D. Le boîtier de filtre à air est remplacé par trois éléments individuels qui me rappellent le dos d’un cyborg. Les deux entrées d’air frontales permettent au moteur de respirer de l’air frais tandis que les deux ouvertures reculées garantissent une évacuation adéquate de la chaleur du cylindre arrière. Le couvercle du filtre à air ainsi que le petit logo frontal illuminé sont imprimés en 3D eux aussi.

J’ai dû investir une belle somme d’argent dans une imprimante 3D convenable, le Playmaker 2 de la firme italienne I3D, mais en fin de compte cela m’a permis de produire toutes les pièces du kit moi-même. L’impression 3D est une technologie fantastique et si on travaille minutieusement dès le début, on n’aura aucune surprise agaçante vers la fin.

Tout comme pour le kit Ducati Monster, j’ai l’intention de produire le kit GCode en petite série afin de pouvoir le proposer à des clients. Mais sachez qu’avec la complexité et la noblesse des matériaux utilisés, celui-ci ne sera pas bon marché.

Donc, si vous avez envie de tourner votre Buell en bécane encore plus exclusive, Paolo Tesio pourrait être un nom à retenir. Passez donc faire un tour sur le SITE WEB de TEX-Design pour trouver plus d’infos. Et si vous êtes propriétaire d’une Ducati Monster, tachez d’aller voir le kit qu’il propose pour votre modèle. Si moi, je serais propriétaire d’un de ces deux modèles, ma tirelire serait très menacée à partir d’aujourd’hui.

Voici un lien vers la page FACEBOOK de Tex-Design.

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